Un peu d'histoire…

L’histoire du mobilier Surpil est indissociable de celle d’un inventeur Français - Julien-Henri Porché - qui se penche dès 1927 sur la conception d’un mobilier métallique totalement inédit destiné aux espaces publics : terrasses de restaurants, de cafés et à l’ameublement des espaces collectifs. Le créateur marque la création française de l’époque en concevant des modèles à la fois esthétiques et fonctionnels. Julien-Henri Porché s’intéresse plus particulièrement à la problématique de l’empilement du mobilier, qui se révèle indispensable pour ce type de mobilier, qui doit être rangé chaque soir pour un encombrement minimum.

Si plusieurs créateurs industriels utilisent dans un premier temps la tôle emboutie pour la confection de mobilier fabriqué en série pour l’équipement collectif, La Société des Meubles Superposables sera la première à développer en France l’emploi du tube d’acier dès 1928.

Les modèles « Surpil » seront plébiscités par les créateurs de l’époque comme l’atteste la publication en 1929 dans le portfolio "Les Meubles en métal", conçu par l’architecte Pierre Pinsard, d’une planche présentant les meubles de la société superposables présentés lors du salon d’Automne sur le stand du créateur Gabriel Jouvin.

Leur présence dans cet ouvrage aux côtés de planches figurant des meubles de créateurs appartenant à l’avant-garde, comme Louis Sognot ou Marcel Breuer, est le signe d’une reconnaissance de leur importance dans l’histoire du mobilier européen. Robert Mallet-Stevens diffusera ces chaises dans plusieurs de ses réalisations notamment les Cafés du Brésil. Les chaises Surpil seront installées dans d’innombrables bistrots et restaurants parisiens, au Ministère de la Marine place de la Concorde et au siège du Parti Communiste français.